Les scores qui suivent viennent de la direction de l'évaluation du ministère de l'Éducation, d'après l'enquête PISA de l'OCDE. La règle, ensuite, est celle de l'Empire.
- 458
- points en mathématiques, PISA 2025
- 456
- points en compréhension de l'écrit
- −16 pts
- en mathématiques depuis 2022
- 1 sur 3
- sous le niveau 2 à l'écrit
DEPP, note sur PISA 2025, septembre 2026. Mathématiques : 458 points, soit 16 de moins qu'en 2022 et huit places perdues. Compréhension de l'écrit : 456 points, soit 18 de moins. Sciences : 483 points. Environ un élève sur trois est sous le niveau 2 à l'écrit, et les élèves très performants n'y sont plus que 4 %.
Le constat
On a prolongé la scolarité. On n'a pas appris à lire.
En 2025, les élèves français obtiennent 458 points en mathématiques, 456 en compréhension de l'écrit et 483 en sciences. Depuis 2022, les mathématiques reculent de 16 points et l'écrit de 18. La baisse est plus forte en mathématiques que la moyenne des pays comparables de l'OCDE. Environ un élève sur trois se situe sous le niveau 2 à l'écrit.
Ce n'est pas un accident d'une année. En 2022 déjà, la DEPP plaçait la France à 474 points en culture mathématique, dans la moyenne de l'OCDE, avec 29 % d'élèves sous le niveau 2, contre 22,4 % en 2012. La part des élèves les plus performants, au-dessus du niveau 4, était tombée de 15 % en 2003 à 7 % en 2022. On a un système. On n'a plus un niveau.
Le bon
L'argent suit l'élève. L'école qui échoue ferme.
Milton Friedman* a décrit le bon d'instruction : l'État finance, il n'opère pas. L'Empire en fait la règle. La valeur du bon varie selon les résultats. L'argent suit l'élève. Les écoles sont privées et concurrentielles. Celles qui n'apprennent pas à lire ferment. L'inspection vérifie les conditions et le contenu, non une idéologie.
On instruit : lire, compter, l'histoire de France, un métier, l'esprit critique. L'éducation morale revient aux parents. Les dogmes de mœurs sortent des programmes. Ce n'est pas le métier de l'instituteur. C'est celui de la famille.
Les écoles libres peuvent être pleinement catholiques. Nul n'est obligé d'y mettre son enfant. On cesse seulement d'interdire à une école de dire ce qu'elle est. L'Empire est catholique. Il ne nationalise pas les consciences, et il ne subventionne pas une pédagogie d'État.
Le ministère
Il n'y a plus d'Éducation nationale.
Un ministère qui prétend éduquer quatorze millions d'enfants à la place de leurs parents finit par n'instruire personne, et par tenir un discours à tout le monde. L'Empire n'a pas ce ministère. Il a un bon, une inspection courte, et des écoles qui vivent de la confiance des familles.
Le mérite redevient lisible. On ne fait pas passer de classe celui qui ne sait pas lire pour préserver une statistique. Une instruction qui ment sur le niveau n'est pas une instruction. C'est une garde.
Instruction, non éducation. La famille choisit. L'école répond de ce qu'elle enseigne. L'État paie, et il se tait.
