Santé

Un hôpital n'est pas une préfecture.

La République gère une enveloppe. L'Empire soigne, et il compte. Le public reste là où il est irremplaçable. Le papier, lui, part.

Le chiffre de dépense vient de la Commission des comptes de la sécurité sociale. Le reste de cette page est la règle de l'Empire, non un constat de l'existant.

265,4 Md€
ONDAM exécuté en 2025
+3,4 %
sur 2024
109,5 Md€
établissements de santé
113,9 Md€
soins de ville

Commission des comptes de la sécurité sociale, mai 2026. Comptes de l'assurance maladie arrêtés au 16 mars 2026. L'objectif voté était de 265,9 milliards. L'exécution s'est établie à 265,4.

La dépense

On finance un système. On ne mesure pas un soin.

En 2025, les dépenses entrant dans l'objectif national de dépenses d'assurance maladie se sont élevées à 265,4 milliards d'euros, en hausse de 3,4 % sur 2024. Les établissements de santé y comptent pour 109,5 milliards, les soins de ville pour 113,9 milliards. L'enveloppe grossit. Les files ne raccourcissent pas pour autant.

L'Empire vise 150 à 170 milliards, non en fermant les lits, mais en cessant de faire de l'hôpital une administration. Le ministre est comptable de l'équilibre et de la qualité. Une enveloppe que l'on reconduit n'est pas une politique de santé.

L'hôpital

Les soignants soignent. Le papier disparaît.

On congédie ou l'on reclasse 30 à 40 % des administratifs hospitaliers. Un logiciel unique, de préférence libre, remplace le triple papier. Les urgences, la réanimation, la pédiatrie et les cas lourds restent entièrement publics et gratuits. C'est là que le marché ne suffit pas, et c'est là que l'Empire ne recule pas.

Pour le reste, la chirurgie programmée, l'imagerie, la kinésithérapie, le dentaire et l'ophtalmologie, la participation du patient est plafonnée à 20 %, au choix du public ou du privé. Une assurance privée obligatoire, de 20 à 80 euros par mois selon l'âge et le risque, couvre ce ticket. Ce n'est pas une americanisation. C'est un prix visible, à la place d'une cotisation que plus personne ne lit.

Les soignants expérimentés visent 4 000 à 6 000 euros nets, payés selon les actes, les complications, la satisfaction, et un contrôle par intelligence artificielle. Un rendez-vous qui n'est pas urgent s'obtient en sept à dix jours. L'attente aux urgences ne dépasse pas trente minutes. Ce sont des obligations du ministre, non des slogans de campagne.

La carte

Une porte pour le soin. Pas un dossier ouvert à tout le monde.

Une seule carte porte l'identité, la santé et le permis. L'accès est cloisonné par métier. Le pharmacien ne voit pas le casier. La police ne voit pas l'ordonnance. Le Portail citoyen range ce que l'État possède déjà. Il ne lui donne pas un droit nouveau de tout lire.

La santé n'est pas un ministère de la morale. On ne rationne pas le soin pour tenir un discours. On construit assez de lits, on paie ceux qui opèrent, et l'on cesse de salarier ceux qui font circuler le formulaire.

Le public là où la vie ne se négocie pas. Le privé là où la concurrence raccourcit l'attente. Et plus personne pour faire de l'hôpital une préfecture.