Sécurité

Un pays qui n'a plus de rues n'a plus de droits.

La République compte les faits. Elle n'exécute ni la peine, ni l'éloignement. L'Empire reprend la rue, la frontière et le régalien.

Les chiffres qui suivent viennent du service statistique du ministère de l'Intérieur et d'un rapport de l'Assemblée nationale. Ce sont des faits. La lecture est celle de l'Empire.

975
victimes d'homicide en 2025
+4 %
tentatives d'homicide, 2025
137 602
OQTF prononcées en 2025
11 %
taux d'exécution retenu

Homicides : SSMSI, bilan statistique « Insécurité et délinquance en 2025 », publié le 9 juillet 2026. OQTF : rapport du rapporteur spécial, Assemblée nationale, automne 2026, d'après le ministère de l'Intérieur.

La rue

On enregistre. On ne tient plus le pavé.

En 2025, 975 personnes ont été victimes d'un homicide en France. Le bilan définitif du 9 juillet 2026 les dit stables par rapport à 2024, après la hausse observée de 2020 à 2023. Les tentatives d'homicide, elles, poursuivent leur progression, de 4 %. Depuis 2016, elles avaient augmenté d'environ 8 % par an.

Les violences physiques enregistrées repartent de 5 %, dans la famille comme hors de la famille. Les violences sexuelles progressent de 8 %, et les viols et tentatives de viol de 9 %. Parmi les homicides intentionnels, 12 % sont tenus pour commis par intérêt, soit 121 victimes : règlements de comptes ou homicides à l'occasion d'un vol. La rue n'est pas un climat. C'est un lieu que l'on tient, ou que l'on cède.

Nayib Bukele* a montré ce que devient un pays quand l'État reprend la rue au gang. Le Salvador est passé de 6 656 meurtres en 2015 à 82 en 2025. L'Empire ne copie pas un régime d'exception pour en faire une constitution. Il exécute la loi qui existe déjà, et il cesse de négocier le trottoir.

La frontière

Une mesure qui n'est pas exécutée n'est pas une mesure.

En 2025, les préfectures ont prononcé 137 602 obligations de quitter le territoire français. Le ministère de l'Intérieur en a déclaré 17 663 exécutées au rapporteur spécial de l'Assemblée. Le même rapport retient, dans sa série longue, un taux d'exécution de 11 %. Près de neuf mesures sur dix restent donc lettre morte, quel que soit le mode de calcul retenu entre ces deux chiffres.

La même année, 156 058 mesures d'éloignement ont été prononcées. La police aux frontières a dénombré 23 549 éloignements forcés, aidés ou spontanés depuis la métropole, soit 15 %. On multiplie les papiers. On ne fait pas partir les gens.

L'Empire expulse les étrangers fichés pour la sûreté de l'État. Il expulse le délinquant étranger incarcéré. Il déchoit le binational criminel, puis il le met dehors. Le dealer d'un logement social perd le logement, et sa famille avec lui. Ce n'est pas un droit acquis sur le dos du voisin.

Le régalien

La police, la gendarmerie, l'armée. Rien qui ne s'y rapporte.

On conserve la police, la gendarmerie et l'armée. On ne conserve pas les comités qui commentent leur travail. Tout agent en service porte une caméra corporelle. Une interruption déclenche une enquête. Cela protège le citoyen autant que l'agent.

La guerre au narcotrafic a des moyens, des peines et une désintoxication réelle. Le Subutex cesse d'être une monnaie de rue. L'or illégal, en Guyane comme ailleurs, est traité comme du crime organisé. Le dossier de l'outre-mer dit où la frontière est une mer, et non une circulaire.

On ne fait pas la guerre à ce qui ne menace pas la France. L'effort va à la recherche, à la formation et à l'équipement. Le service militaire, s'il revient, revient par plébiscite. Ce n'est pas le modèle obligatoire d'antan : le peuple dit si le lien entre la garde, la formation et le secours a un sens.

La sécurité n'est pas un sentiment à mesurer dans un sondage. C'est l'exécution de la peine, l'exécution de l'éloignement, et une rue où l'on passe sans demander la permission.